Qu’est ce qu’une extraction de résine de type Ice-O-Lator?

 

Différentes tailles de tamis Ice O Lator

Différentes tailles de tamis Ice O Lator

Ice-O-Lator est le nom de l’entreprise qui a démocratisé la méthode de l’extraction de résine de cannabis à l’aide d’eau glacée. Cette technique est une alternative à l’extraction à sec, cette dernière n’étant pas adaptée à toutes les qualités de matières résineuses, et ne permettant pas d’extraire le maximum de trichomes présents dans la matière végétale utilisée.

En effet, si l’extraction à sec de la manucure de la récolte de cannabis sera souvent accompagnée de débris végétaux, l’eau glacée, en assouplissant l’herbe, limitera largement la formation de débris et poussières de cannabis. Pour ce faire, Ice-O-Lator a mis au point des sacs équipés de tamis de différentes tailles, dans lesquels nous travaillerons le cannabis dans l’eau jusqu’à en détacher la majorité de la résine. Les différentes tailles de tamis fixés au fond des sacs permettront ensuite de dissocier différentes qualités de résine selon la taille des trichomes la composant.

Comment utiliser les sacs Ice O Lator?

Fixation des sacs Ice O Lator sur le seau

Fixation des sacs Ice O Lator sur le seau

Une des qualités ayant contribué à la popularité des sacs Ice O Lator, outre l’efficacité et la qualité des extractions obtenues, est sa facilité d’utilisation.

Nous placerons les sacs dans un seau de grande capacité, en commençant par le sac au tamis le plus petit (25 microns), puis progressivement jusqu’au sac de 220 microns, selon le nombre de sacs composant le kit que nous utilisons. Les ficelles de serrage incorporées devront être bien scellées pour éviter qu’un sac ne se détache pendant les manipulations.

Nous remplirons ensuite le seau d’eau et de glace, qui aidera à atteindre une température de 3 à 4°, l’idéal pour faciliter le détachement des trichomes tout en préservant la matière végétale, qui pourrait se désagréger plus facilement à des températures inférieures, ce qui se traduirait par une résine de couleur verdâtre rédhibitoire en terme de qualité.

Nous placerons ensuite l’herbe dans l’eau, pour mélanger activement mais avec délicatesse, à l’aide d’un bâton, d’une spatule ou autre objet non agressif: les fouets ou autres mixeurs sont donc à proscrire pour ne pas risquer d’abîmer l’herbe, qui se divisera en fragments parfois si petits qu’ils traverseront une grande partie des mailles de notre kit Ice-O-Lator.

Après environ 5 minutes, nous laisserons reposer quelques minutes, pour que les trichomes commencent à se déposer au fond des sacs, avant de mélanger de nouveau. Nous répéterons cette opération 3 à 4 fois au maximum, en ajoutant des glaçons si l’eau se réchauffait de façon trop importante, pour maintenir une température inférieure à 10°.

Le cannabis dans l'eau glacée

Le cannabis dans l’eau glacée

Il suffira ensuite de retirer le premier sac, contenant l’herbe, en laissant s’écouler l’eau qu’il contient dans le seau. Les sacs suivants, jusqu’à 120-140 microns, pourront encore contenir quelques résidus végétaux, mais les autres sacs nous réserveront une résine pure, qu’il conviendra de bien laisser sécher après l’opération.

Récupération de la résine de cannabis

Récupération de la résine de cannabis

Différentes techniques sont utilisées, laisser l’eau s’écouler complètement avant de faire sécher la résine, pour faciliter son séchage, ou presser la boule de trichomes dans le sac pour en extraire un maximum d’humidité, avant de la désolidariser à l’aide d’un chinois ou autre petite passoire métallique.

D’aucun diront que les trichomes seront trop longtemps exposés à l’eau si l’on laisse la gravité se charger de l’essorage, d’autres répondront qu’en compactant la résine pour la sortir du sac, on risquera d’emprisonner une certaine part d’humidité dans l’amas de trichomes, qu’il sera plus difficile à éliminer. Nous vous laissons donc le soin d’effectuer vos propres comparatifs pour déterminer quelle méthode est la plus efficace dans l’élaboration d’une résine de cannabis qui répondra le plus à vos attentes.

Le séchage peut être facilité au four, ou au bain marie, ce qui en plus de protéger sa résine de futures potentielles moisissures en cas d’humidité, permettra au THC de subir une décarboxylation en étant exposé à une température comprise entre 106 et 122ºC pendant 20 à 30 minutes. Cette décarboxylation permettra à la structure du THC d’être plus facilement absorbée par l’organisme, ce qui se traduira par des effets plus prononcés.
Il sera capital de ne pas dépasser 122º, sous peine de dégrader les cannabinoïdes, mais aussi les terpènes, ce qui se répercutera sur les arômes de notre résine.

Résine obtenue entre le sac de 70 et celui de 25 microns

Résine obtenue entre le sac de 70 et celui de 25 microns

Au vu de la qualité de la résine obtenue via ce procédé, il est facile de comprendre pourquoi il est si populaire, tant chez les cultivateurs de cannabis qui apprécieront sa facilité de fabrication, que chez les consommateurs appréciant les haschischs purs et concentrés.