Tan Tam, outil d’extraction à sec

Le haschisch moderne est très varié, grâce aux nombreuses méthodes d’extraction mises au point au fil des années: résine à l’eau Ice O Lator, Butane Honey Oil, extraction au CO2, etc… Nous nous intéressons ici à une technique ancestrale, notamment pratiquée au Maroc et au Pakistan: l’extraction de trichomes mécanique dite à sec, à travers un appareil polyvalent dédié aux amateurs de hash maison: le Tan Tam.

Tan Tam, un outil simple et efficace pour fabriquer du haschisch

Tan Tam, un outil simple et efficace pour fabriquer du haschisch

Utilisation conventionnelle du Tan Tam

Tan Tam rempli de cannabis résineux

Tan Tam rempli de cannabis résineux

Cet instrument est simple, composé d’une large caisse en bois, d’un tamis et d’un couvercle recouvert de plastique souple, sur lequel nous frapperons pour agiter la matière résineuse et en détacher les trichomes.

Nous commencerons par installer sur le socle le cadre équipé du tamis, disponible en 120 microns pour récupérer la résine des plantes de cannabis produisant de petites glandes, comme en extérieur par exemple, et en 150 microns pour les glandes de résine plus grosses, comme celles des variétés destinées à la confection de résine, et/ou cultivées en intérieur.

Le Tan Tam pourra être utilisé avec les déchets résineux (manucure du cannabis), ou avec des fleurs, ces dernières contenant davantage de résine, elles seront à privilégier pour des extractions généreuses et de qualité. Le cannabis à travailler sera préalablement congelé quelques heures, pour faciliter le détachement des trichomes, puis nous le disposerons sur le tamis en prenant soin de retirer les branches et troncs, susceptibles d’abîmer la toile.

Après avoir refermé le couvercle, il ne nous restera plus qu’à le frapper vigoureusement pendant plusieurs minutes: le processus pourra être répété plusieurs fois, mais il est préférable de récupérer régulièrement la résine, plutôt que de travailler 20 minutes avant de collecter les glandes extraites: en effet, au fil du processus la matière végétale se dégradera, et des particules végétales pourront finir par traverser le tamis. Pour cette raison, on récoltera la résine toutes les 3 à 5 minutes, en séparant les différentes passes qui seront de qualités différentes: lorsque nous constatons que le hash extrait contient trop de particules végétales (ce qui se remarquera à sa couleur verte et la difficulté à l’agglomérer) il sera temps d’arrêter l’extraction. En procédant ainsi, la qualité des premières passes sera préservée.

Blog Head

Récupération de la résine de cannabis extraite par le Tan Tam

Le Tan Tam pour l’extraction passive

Outre cet usage pour lequel est destiné le Tan Tam, sa forme et ses dimensions (48 cm x 32,5 cm x 8 cm) le rendront idéal comme plan de travail, sur lequel nous pourrons effectuer la manucure de notre récolte de cannabis, le tri des graines, et autres manipulations pendant lesquelles la résine pourra se détacher des fleurs, et se perdre.

Ce type d’extraction passive, non brutale, garantit de ne détacher que les trichomes les plus mûrs et d’éviter les débris de feuilles, la résine obtenue par ce procédé sera ainsi, bien qu’en quantité moindre, d’une qualité excellente.

Ainsi, qu’il s’agisse d’une extraction à proprement parler, ou d’un support pour effectuer la manucure, le Tan Tam deviendra rapidement un accessoire indispensable pour l’autoproducteur de marijuana appréciant réaliser lui même son haschisch de la forme la plus simple et authentique qui soit.